Des chercheurs toulousains brillent à Chicago

Pr Jean-Pierre Delord, directeur de la recherche clinique

Le congrès médical ASCO (American Society of Clinical Oncology) à Chicago est un incontournable rendez-vous international en matière de cancérologie. C’est l’occasion, à la fois, de poursuivre la formation continue médicale, mais aussi, de présenter ou de prendre connaissance de nombreux résultats de recherche en cours. Les chercheurs français, dont des Toulousains sont loin d’y faire de la figuration et 35 présentations issues de la recherche publique académique française ont été acceptées. Parmi elles, celle dont le professeur Jean-Pierre Delord, directeur de la recherche clinique à l’Institut Claudius Régaud de Toulouse est co-auteur, portant sur les classes thérapeutiques de médicaments qui paraissent intéressants et prometteurs. Le professeur Delord explique : « Un cancer est un tissu qui comporte des cellules qui sont devenues cancéreuses. Ces cellules anormales ont tendance à proliférer, envahir et abîmer le corps, et des cellules normales sont piégées dans ce système. Ces dernières au bout d’un moment se retournent et se mettent à travailler au service du cancer.» D’après le professeur, les cellules du système immunitaire y sont particulièrement sensibles et fonctionnent mal face aux cancers, car « ils avancent et parviennent à sidérer le système immunitaire, comme s’ils fabriquaient un brouillard qui aveuglerait la vision du système immunitaire.» La molécule à l’étude dans les recherches du professeur a un effet immunomodulateur. « Les anticorps monoclonaux ont pour objectif de dissiper le brouillard. Le signal émis par les cellules cancéreuses va disparaître. Du coup, les lymphocytes peuvent réagir pour re-déclencher le système immunitaire.» Des travaux d’une importance capitale avec un potentiel exceptionnel qui ne pourraient se faire sans le volontariat de patients, 1200 en 2012 : «ils nous aident à comprendre les mécanismes et l’évolution des cancers en participant à nos programmes de recherche, on ne les remerciera jamais assez » souligne le professeur. Des résultats d’essais probants qui vont se poursuivre et des données consolidées, la recherche continue à avancer.

 

 

 

Les génériques ont toujours du mal à séduire en Haute-Garonne

 

Il semblerait que les Haut-Garonnais affichent toujours un certain scepticisme devant les médicaments génériques, et ce, malgré le dispositif « tiers payant contre génériques » renforcé en juillet 2012. D’après une récente étude menée par l’Assurance Maladie, le département figurerait même en 101e position (sur 106) du classement national basé sur le taux de substitution par des génériques. En décembre 2012, le taux en France est de 83,6%, en Midi-Pyrénées de 80,8% et en Haute-Garonne de 79,3%. L’objectif est de le ramener à 85%. Pour la CPAM, la substitution des médicaments par des génériques est un enjeu capital pour optimiser et maîtriser les dépenses, les économies réalisées par les génériques permettent d’investir dans l’amélioration de la santé (prévention, recherche…). La CPAM 31 relance donc une campagne de promotion du générique et du tiers payant, avec un message non équivoque : « Je choisis le générique, je ne règle pas mon médicament au pharmacien.»

Marie-Agnes Espa



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