Décollage immédiat pour Probio3

Le projet Probio3 a été lancé fin septembre à l’INSA (Institut national des sciences appliquées) de Toulouse. Il vise à développer une nouvelle filière de production de lipides pour usage de biocarburant dans l’aéronautique. L’idée ? Récolter des déchets agricoles et forestiers (paille, sciure etc.) ainsi que des coproduits industriels comme le glycérol, puis y ajouter des levures et des bactéries qui synthétiseront des lipides. Ces dernières seront alors extraites et transformées en hydrocarbures. L’objectif ? Utiliser ces biocarburants en complément du kérosène à 50/50 dans les avions de 2020. L’Institut national de recherche agronomique (Inra) est porteur de ce projet, sélectionné en février lors du Salon de l’agriculture. L’enjeu affiché : réduire les impacts environnementaux de l’activité aéronautique, accroître l’indépendance énergétique et sécuriser les approvisionnements. Seul un concurrent finlandais, «Neste Oil» semble se lancer sur un créneau similaire, avec le démarrage d’une production d’huile microbienne. Mais Probio3 dont le cœur est à Toulouse a déjà un train d’avance grâce à ses partenaires. Car ce sont en tout six laboratoires, cinq industriels (EADS, Airbus, IFPen, Tereos, Sofiproteol), ainsi que la Toulouse School of Economics, Toulouse white Biotechnology et trois centres techniques nationaux qui participent au projet : soit une trentaine de personnes mobilisées en permanence sur plusieurs sites français. Le projet cofinancé par «Le grand Emprunt» dispose d’un budget de 24.6 millions d’euros pour huit ans.

 

Aurélie Renne



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