De l’hybride à l’hydrogène !

Coût des carburants, Grenelle de l’environnement, engouement écologique des consommateurs, tous les constructeurs automobiles ou presque se lancent enfin, avec frénésie dans les technologies du futur. Carburants de substitution, électrique, hybride, hydrogène, air comprimé…à chacun sa démarche. L’enjeu est simple, consommer et polluer toujours moins, tout en conservant des prix attractifs. Si le dernier JT était consacré à l’électrique, c’est au tour de la technologie hybride de nous livrer ses secrets…

 
Des lignes qui bougent…

Si dans les précédentes décennies, la puissance, la vitesse étaient les éléments phares pour les acheteurs, il faut noter une évolution brutale du marché au travers de l’éveil des consciences en matière d’environnement. Un récent sondage vient de faire apparaître clairement que pour 85 % des interviewés, le premier critère est le prix. Les voitures sont trop chères et bourrées d’équipements souvent superflus amenant trop de pannes avec trop d’électronique inutile. Si la sécurité fait consensus (ABS, ESP, Régulateur, Airbags…) le reste (aide au parking, verrouillage à carte, informations sur l’état des portes…) est jugé de façon négative comme un risque en matière de fiabilité. Le deuxième critère (75 %) est l’aspect environnement fortement lié au précédent par l’aspect consommation. L’étiquette avec l’émission de CO² et le bonus-malus associé est très regardée et ceux qui en doutent feraient bien de changer de cabinet conseil. En résumé, les consommateurs souhaitent un véhicule au top en matière de sécurité, plutôt dépouillé au niveau gadget et proche du chameau au niveau consommation.

L’Hybride

En complément du tout électrique pour les besoins urbains, l’hybride est assurément la solution transitoire sur les 5 à 10 ans à venir entre les moteurs classiques et ceux à hydrogène. Ce sont plus de 30 modèles tous constructeurs confondus qui usent l’asphalte préfigurant les séries de demain. Le principe est simple, on utilise un moteur conventionnel essence ou diésel que l’on couple avec des moteurs électriques alimentés par batterie. La charge de ces dernières est assurée par les phases de décélération et freinage en récupérant l’énergie cinétique. A basse vitesse et en ville, c’est l’électricité qui assure la motricité ou qui y contribue dans les autres cas. La baisse de consommation est importante jusqu’à 50 % et a donc un impact fort sur les rejets de CO² et le bonus-malus…
Deux pistes d’amélioration sont en cours. Les batteries classiques Nickel-métal d’une durée de vie de 7 à 8 ans vont être remplacées par les toutes nouvelles lithium-ion, dont la capacité, l’encombrement, la durée de vie et la fiabilité sont largement accrues. Si Toyota et sa nouvelle Prius consommant moins de 4 L/100 Km font figure de leader, les Coréens avec Hyundai-Kia ne sont pas en reste avec leur “Forte LPI” GPL hybride consommant à peine 5 L de gaz. Côté outre Rhin, Mercédès avec des moteurs hyper-performants et propres dans la gamme “Bluetec Hybrid” se positionne dans l’hybride haut de gamme tout comme Lexus et ses SUV dont la consommation a été divisée par 2. A noter la naissance du premier hybride à trois pattes, le MP3, chez Piaggio qui annonce une autonomie de 20 Km en tout électrique pour 2 L/100 Km.

L’hybride rechargeable le proche avenir !

Si l’ensemble des constructeurs se lance à fond dans les hybrides, c’est Toyota qui fort de son avance technologique (la Prius vient de fêter ses 11 ans…) est le chef de file du “défi environnement”. Avec les avancées liées aux batteries lithium et une recherche permanente de réduction du poids des véhicules, nous nous acheminons vers des hybrides rechargeables sur secteur qui équipés de batteries lithium-ion auront une autonomie électrique de 200 Km en mode électrique seul. De quoi a-baisser consommation et rejet de CO².

Avis d’écologiste

Certains économistes trouvent que les crises sont parfois salutaires car sources de progrès. Si les citoyens commencent à intégrer qu’il va falloir changer de comportement, vis-à-vis du tout consommation et que notre planète n’est pas un monde infini dont on peut piller les ressources impunément, il n’est pas sûr que nos dirigeants sous tutelle des lobbies soient prêts à franchir le pas. D’ailleurs les discours sont toujours les mêmes, relancer la croissance par la consommation, sorte de fuite en avant, alors qu’il faudrait se poser la question de consommer mieux et moins. Sans vouloir être pessimiste, l’exemple des banques qui quelques mois après avoir côtoyé la faillite, ont renoué avec la spéculation boursière comme s’il ne s’était rien passé…me laisse à penser que la pression des citoyens sera déterminante dans les années à venir. Le sommet de Copenhague dans quelques semaines qui réunira sous l’égide de l’ONU tous les pays autour de la problématique climatique sera le révélateur de l’engagement des Etats pour l’avenir de notre planète.

Gérard Arnaudé


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