Contrôlez le DAS de votre téléphone portable !

Le Débit d’Absorption Spécifique de votre téléphone portable est l’indice qui permet de mesurer le niveau de rayonnement de nos téléphones portables. On le trouve aussi sous l’appellation anglaise SAR (Specific Absorption Rate). Les impacts de ce rayonnement défrayent souvent la chronique car les études sont souvent contradictoires, certaines affirment par exemple que les ondes favorisent les tumeurs cancéreuses au cerveau alors que d’autres infirment totalement cette hypothèse. Toutefois nous pouvons affirmer que plus le DAS d’un appareil est faible moins cet appareil est dangereux pour la santé. La grande difficulté à obtenir des certitudes d’un impact sur la santé est en partie due au fait que la vitesse à laquelle la technologie évolue est telle qu’elle parasite la réalisation d’études épidémiologiques (plusieurs années sont nécessaires pour réaliser une étude pertinente, un suivi des utilisateurs). La législation européenne fixe le plafond au DAS à 2 Watts par kilogramme. Récemment, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes  (DGCCRF) a lancé un contrôle sur l’affichage du DAS. Dans 55% des entreprises contrôlées, des anomalies du type « non-respect des obligations d’information du consommateur prévues par l’arrêté du 12 octobre 2010 » ou « non-respect des informations générales sur les prix et les conditions de vente » ont été relevées. La vigilance reste donc de mise. Dans le doute, préférez un téléphone portable dont le DAS est inférieur à 1, utilisez le hautparleur ou un kit main libre et tenez votre appareil loin des zones sensibles du corps.

 

Les infections nosocomiales au cœur d’un programme national

Selon Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la santé, « un patient hospitalisé sur dix est victime d’un événement indésirable grave, et les infections nosocomiales, sont la cause directe de plus de 4000 décès par an ». Une infection est dite nosocomiale, si elle est inexistante lors de l’admission du patient dans la structure hospitalière et qu’elle se développe dans les 48h minimum après l’admission. 800 000 personnes seraient annuellement touchées par ce fléau en France et les conséquences peuvent être graves. Toujours d’après la Ministre, une bonne partie de ces infections pourrait être évitée. C’est à l’occasion des quatrièmes Etats Généraux des infections nosocomiales organisés par l’association « Le Lien » que la Ministre a annoncé le lancement d’un tout premier programme national pour la sécurité des patients qui s’étend de 2013 à 2017. Quatre priorités ont été définies : le renforcement de l’information des patients, l’amélioration du signalement des infections nosocomiales, l’intensification de la recherche sur la sécurité des soins et le renforcement de la place de la sécurité sanitaire dans la formation des professionnels. «Ces incidents ne sont pas des cas isolés. Ils se produisent dans tous les établissements sanitaires et sociaux. Ils concernent aussi bien les soins primaires que les actes chirurgicaux, le médico-social et la prise en charge des pathologies lourdes. Les patients ne sont pas tous égaux face à ces incidents : les personnes âgées et fragiles sont particulièrement exposées », commente Marisol Touraine.

 

Marie-Agnes Espa

 

http://lelien-association.fr/

 



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