Consommer une eau pure

La semaine dernière nous vous avons alerté sur les risques pour la santé que représentait la présence d’aluminium, produits chimiques, métaux lourds et autres ingrédients dans l’eau du robinet. Quelles solutions pour boire une eau la plus saine possible sans se ruiner ou manipuler des tonnes de bouteilles d’eau minérale ? Voici quelques éléments de réponse.

 

Un corps qui baigne

L’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes. La teneur totale en eau du corps humain dépend de plusieurs facteurs. Elle est fonction de la corpulence : plus une personne est maigre, plus la proportion d’eau de son organisme est importante. Elle dépend également de l’âge : elle diminue avec les années, car plus les tissus vieillissent, plus ils se déshydratent, l’eau étant remplacée par de la graisse. À l’intérieur de l’organisme, l’eau n’est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d’un organe à l’autre, de 1 % dans l’ivoire des dents à 90 % dans le plasma sanguin. Outre le sang, les organes les plus riches en eau sont le cœur et le cerveau.

Boire ou périr, il faut choisir

Le corps humain ne peut pas stocker l’eau. En effet, l’organisme élimine en permanence de l’eau via les excrétions (principalement l’urine), la respiration (au moment de l’expiration), et surtout la transpiration. Les quantités d’eau ainsi perdues varient en fonction des conditions atmosphériques et des activités : plus la chaleur et/ou l’activité physique sont importantes, plus la transpiration est abondante. L’homme doit donc chaque jour subvenir à ses besoins en eau, en buvant, et en mangeant car les aliments en contiennent beaucoup. Pour maintenir l’organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports. La soif est d’ailleurs un mécanisme par lequel l’organisme «avertit» qu’il est en état de déshydratation et c’est pourquoi il n’est pas bon d’attendre d’avoir soif pour boire. La quantité globale d’eau nécessaire à un adulte de taille moyenne, vivant en région tempérée et ne fournissant pas d’effort physique particulier, est d’environ 2,5 litres par jour dont environ 1 litre est apporté par les aliments et 1,5 litre par les boissons. Sans apport d’eau d’aucune sorte, il ne peut vivre plus de deux ou trois jours ; s’il boit sans manger, il peut survivre plusieurs dizaines de jours, à condition de ne fournir aucun effort.

La qualité chez soi : l’osmose inverse

Si sels minéraux et oligo-éléments contenus dans le précieux breuvage sont vitaux pour notre bonne santé, il convient de choisir son eau. Entre l’eau du robinet suspecte et le bagne du transport et du stockage des eaux minérales, il existe une solution qui à partir de l’eau du robinet ou d’un simple puits permet d’obtenir de l’eau de qualité : «Le traitement par osmose inverse». L’osmose inverse ou hyper-filtration, est le procédé par lequel l’eau passe au travers d’une membrane ultra fine, semi perméable. Cette membrane n’est perméable qu’aux molécules les plus fines, c’est à dire H2O. Par la simple pression de l’eau du robinet, au travers de la membrane ne passe que le flux d’eau purifiée, l’autre flux, concentré avec la quasi totalité des contaminants est évacué dans un canal de drainage. Ce procédé naturel, à l’inverse des filtres classiques, ne stocke pas les contaminants. Sont ainsi éliminés totalement ou en quasi totalité, nitrates, pesticides, bactéries, virus, microbes, amiante, herbicides, calcaire, mercure, plomb et autres métaux lourds ainsi que tout ce qui est en état dissous. Ce procédé mis au point par la NASA sert à recycler l’eau consommée et éliminée par les cosmonautes lors de voyages dans l’espace.

 

Un système efficace et sûr

Les modèles les plus répandus utilisent trois cartouches. La première est un filtre à sédiments destiné à retenir toutes les impuretés solides présentes dans l’eau. La deuxième est un filtre à charbon actif qui permet de neutraliser le chlore et d’éliminer son goût et son odeur tout en protégeant la membrane. Enfin la troisième cartouche démontable, reçoit la membrane d’osmose inverse. Cette cartouche comporte une sortie d’eau osmosée et une sortie impuretés dirigées vers l’égout. Cette dernière sortie passe au travers d’un restricteur de débit qui permet à la membrane d’être rincée en permanence de façon optimale. La cartouche de pré-filtration et celle au charbon actif doivent être remplacées régulièrement (tous les 12 à 24 mois), lorsque leur pouvoir de filtration diminue. Leur non-remplacement conduit à une dégradation du rendement de production et une usure prématurée de la membrane. Certains modèles plus économiques d’osmoseurs n’ont qu’une seule cartouche de pré-filtration assurant à la fois la filtration mécanique et la filtration sur charbon. Ces petits osmoseurs ont un débit théorique journalier très faible (50, 75 ou 100 GPD soit 190, 290 ou 380 litres par jour). Le débit réel dépendra de la pression, de la dureté, et de la température de l’eau. Lorsque la pression d’eau du réseau n’est pas suffisante, il est possible d’insérer une pompe «booster» destinée à augmenter la pression d’eau sur la membrane afin d’améliorer le rendement qui peut varier entre 10 % (10 l d’eau consommés pour 1 l d’eau osmosée produite) et 50 % (2 l d’eau consommés pour 1 l d’eau osmosée produite). Si la source est un puits pouvant contenir des germes ou des bactéries, il convient d’ajouter au système une lampe à UV qui ne sert pas à bronzer mais qui éradique les risques sanitaires.

Retrouver le vrai goût

L’eau délivrée est légère, très faiblement minéralisée, débarrassée de la majorité des particules et sels dissous. Elle remplit parfaitement son rôle, car par sa pureté, elle aide notre organisme pour les échanges et l’évacuation des toxines. C’est une eau complètement bio-disponible. L’osmose inverse est d’ailleurs le procédé utilisé depuis de longues années en hémodialyse. Elle est également employée dans tous les milieux nécessitant une eau pure (laboratoires, agro-alimentaire, aquarium..). Elle est douce et agréable au goût et permet de retrouver la qualité et les saveurs des soupes, thés, cafés, légumes et de façon générale, de tout ce qui nécessite de l’eau pour la nourriture et la boisson. Le PH obtenu est légèrement inférieur à 7, donc idéal pour le corps. C’est une eau de qualité, comparable aux meilleures sources de montagnes.

Une idée des prix

Un osmoseur sous évier pouvant produire jusqu’à 50 l/jour coûte environ entre 400 et 500€ et nécessite en fourniture (changement des filtres) en moyenne par an, 100 à 150 €. Sur 5 ans, le coût total oscillera entre 500 et 650 € pour une production d’eau équivalente à 5000 litres. L’eau osmosée vous coûtera 0,1 € le litre contre 0,5 € pour de l’eau minérale. Sans oublier que vous utiliserez votre eau osmosée pour laver votre salade, remplir votre cocotte, faire vos soupes etc… ce qui divise encore le prix réel au litre.

Avis de consommateur

Utilisant ce système depuis bientôt 20 ans, je ne peux que me satisfaire d’un procédé qui s’avère peu coûteux (moins de 0,1€ le litre) et qui assure le consommateur d’une qualité maximale constante sur la durée ; ce qui n’est pas le cas de l’eau du robinet. Plusieurs investigations actuellement menées par les scientifiques laissent à penser que le chlore dont le goût et l’odeur rassurent ne sont pas forcément excellents à la longue pour notre santé. Quant à l’eau en bouteille, entre 5 et 10 fois plus chère que l’eau osmosée, il convient de savoir bien lire les étiquettes pour apprécier sa qualité et ses effets. A minima vous pouvez utiliser des carafes filtrantes type BRITA (20 à 30€ environ) qui vous enlèveront le goût du chlore et les nitrates ; ce qui n’est pas si mal.  Comme à chaque fois le consommateur doit exercer son libre arbitre entre la dernière console Nintendo, le dernier Iphone ou la santé de sa famille… Même si le choix devrait paraître évident, pas toujours facile à l’usage !



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