Les pubs sur grand écran, on les aime, on les déteste

Qui a dit que la rentrée devait être triste et ennuyeuse ? Certainement pas le cinéma. Du 29 août au 4 septembre, l’UGC, en partenariat avec Télérama, nous a proposé la semaine de la comédie, avec des nouveautés, des avant-premières et des tarifs attractifs. Du rire, des sourires, du bonheur. L’occasion pour moi de me blottir au creux des sièges moelleux de l’UGC de la place Wilson, avec envie et délectation. Car cette semaine, j’ai fait quelques infidélités à ma télévision. Et j’ai même récidivé. J’ai troqué le petit écran, pour un écran king size. Que demander de plus ?

Si le film déchainait chaque soir de nouvelles passions, les publicités – celles qui n’en finissent pas, juste avant la projection (si si, vous les connaissez !) – ne sont pas recyclées d’un soir à l’autre. Si bien que le dernier jour, je connaissais par cœur, comme une groupie à un concert de James Blunt, les répliques des personnages fictifs de la MAIF.  Presque malgré elles, mes lèvres susurraient le discours bien rodé du grand-père, fier de sa police d’assurance. Mais, j’en conviens, elles ne sont pas toutes bonnes à jeter. Suivre les aventures de Kiefer Sutherland, le désormais célèbre Jack Bauer de 24h Chrono, dans sa quête endiablée du cupcake viril, ça vaut le détour ! J’en viendrais même à ne plus regretter les longues minutes passées devant «Superstar» (voir la critique ciné du n° 527). Et je n’oublie pas non plus la mythique publicité Haribo en 3D, diffusée pour la première fois en France au moment de la diffusion d’«Avatar», blockbuster américain du grand James Cameron. Une pluie de friandises, les gens rient et tentent d’attraper leur bonbon. Le concept avait fait son effet.

Les pubs d’avant film sont finalement devenues un rituel. Un rite de passage presque, qui pourrait même devenir un jeu. Tu paries que c’est la publicité pour Ben and Jerry’s juste après ? Bref, ces «pages de réclames», comme le dit de façon si moderne notre confrère Gérard Holtz, ont au moins le mérite de faire monter le suspense. Et lorsque les lumières s’éteignent enfin, que le silence résonne dans l’obscurité, on est déjà comblé.

Ariane Riou



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