Où sont les parents ?

Oui, où sont les parents ? C’est la première question qui vient à l’esprit quand on lit ces faits divers qui, chaque jour, impliquent des gamins même pas sortis de l’adolescence. Des gamins qui vont dealer de la drogue, attaquer un train de voyageurs, briser des vitrines ou tabasser à mort d’autres gamins. Un fait divers de plus, diront les statisticiens. Un fait divers de «mieux» ironiseront, dans le même temps, celles et ceux dont l’insécurité est le fonds de commerce.

Oui, où sont les parents ? Sauf que ces gamins à un titre ou un autre, sont aussi les nôtres. Car leur avenir est de notre responsabilité puisqu’ils sont et au-delà de toute notion humaniste, simplement les enfants de la République. Oui, de fait et qu’on le veuille ou non, nous sommes tous, à un titre ou un autre, responsables de leurs devenirs, parents de sang ou pas… D’autant plus qu’ils sont aussi, ne l’oublions pas cette France génération plurielle qui demain et quelques soient les terrains de la vie, les chemins de traverses qu’ils auront empruntés, se devront de porter haut nos couleurs, sans ça, gare à notre mieux vivre national.

Il serait donc temps d’y réfléchir ensemble, pas chacun de son côté, pas chacun suivant son intérêt stratégique du moment. Et de se rappeler, comme le soulignait André Gide, que « Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c’est de chercher à comprendre autrui. »

 

Le reflet d’une société en mal de repères

 

Car ces gamins et leurs aînés, de quelques années, ne sont que le reflet d’une société qui ne dit pas ses maux et qui surtout fuit ses responsabilités. Une société qui a banni de ses valeurs morales le respect de l’Autre, l’amour du travail, du partage, de la justice et de la communion d’esprit, les fondamentaux pour seulement gagner ensemble. Une société qui oublie de rappeler à ces gamins, que rien ne peut se gagner sans efforts, ni sacrifices. Car elle est, elle-même, le reflet d’une philosophie de comportement où justement le jeu consiste le plus souvent à confisquer ladite récompense. Sauf qu’à terme, plus personne ne veut prendre le moindre risque d’essayer de réussir, puisque les dés semblent bien pipés et d’entrée de jeu, comme nous le montrent chaque jour ces affaires qui ébranlent la République au plus haut niveau de responsabilité. C’est d’ailleurs ce que nous rappelait déjà en 1931 un certain visionnaire du nom d’Adrian Rogers, en affirmant que «Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des  efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation.»

Ne nous leurrons pas, nous ne sommes plus dans l’anticonformisme et la transgression permanente qui étaient devenus les religions officielles de nos sociétés post-68ardes. On n’en est plus à donner raison aussi à un Michel Houellebecq qui, dans «Les Particules Élémentaires», nous expliquait que les hippies des années 60 étaient devenus les serial killers des années 90, après être passés, ne l’oublions pas, par une phase new-wave débilitante.

Aujourd’hui le danger est plus grand, avec une partie de la population qui ne se considère pas concernée par le devenir de notre pays et dont le seul leitmotiv de cette triste évolution serait l’idéologie de la transgression permanente et de la menace par la violence.

Le tout, ajouté à la jouissance supérieure quand celle-ci s’attaque à nos valeurs chrétiennes, la cible favorite, hier comme aujourd’hui. Mais là on s’écarte diront certains avertis ou prétendus tels, du sujet. Sauf que ces valeurs ont fait, rappelons-le, la grandeur de l’Occident. Un jour prochain, qui pourrait ne pas être si loin devant nous, on regrettera cette lâcheté collective.

 

André Gallego

Direction ligne éditoriale

Président de France Génération Plurielle

andreg@aol.com



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