Aluminium, invisible ennemi

Régulièrement depuis un demi-siècle, les dangers représentés par la présence accrue de l’aluminium dans notre quotidien au travers de l’eau dite potable, des vaccins, des cosmétiques…reviennent sur le devant de la scène au détour d’une publication, d’une émission de TV, avant de retourner vers l’oubli, écrasés par la chape de plomb des lobbies de l’eau, des laboratoires dans l’indifférence ou avec la complicité des instances politiques ou de leurs représentants.

Eau du robinet

En 1998, l’hebdomadaire France Soir révèle que l’INSERM de Bordeaux (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) a découvert une corrélation entre la contraction de la maladie d’Alzheimer et le traitement de l’eau du robinet à l’aluminium, une pratique courante dans le traitement des eaux. Ces chercheurs du laboratoire U330 ont publié les premières conclusions d’une étude portant sur la concentration d’aluminium dans l’eau et les risques de déclenchement de la maladie d’Alzheimer dans l’American Journal of Epidemiology. Pendant huit ans, une équipe de scientifiques a suivi l’état de santé de près de 4 000 personnes. “Nous avons conclu à l’époque que le risque de développer la maladie était multiplié par 2,2 dans les communes où les concentrations d’aluminium étaient supérieures à 100 microgrammes par litre”, explique les chercheurs.  Pour obtenir ces renseignements, le journaliste à l’origine de cet article, Robert Lenglet, contacte Jean-François Dartigues, un des hauts responsables de l’INSERM à l’origine de l’étude. Les propos rapportés par le journaliste sont sans appel : «  Il faut arrêter de boire de l’eau du robinet dans certaines zones  car le risque sanitaire et trop grand, et il faut également arrêter de traiter ce liquide à l’aluminium ». Mais coup de théâtre, le soir même de la parution de l’article, Dartigues enjoint de s’expliquer au journal de 20h00 de TF1, modère beaucoup plus ses propos.  Il y évoque simplement «une association statistique, qui ne permet pas de conclure à une relation causale sur une seule étude». Que s’est-il donc passé entre temps pour qu’en quelques heures , il minimise de cette façon les conclusions de ses propres analyses ? L’explication donnée à l’époque par l’un de
ses collaborateurs, si elle est avérée, est pour le moins choquante. Ce témoin de choix, nommé Guy Berthon, parle d’un appel curieux qu’aurait reçu Dartigues. En l’espèce, le secrétaire d’état à la Santé de l’époque (Bernard Kouchner) aurait téléphoné en personne à ce dernier afin «qu’il dégonfle» l’affaire devant les caméras. Si à l’époque, Dartigues nie l’affaire, il n’hésitera pas à expliquer qu’il a besoin de crédits pour son labo…

L’AFSSA
Deux ans plus tard, le Ministère de la santé diligente auprès de l’AFSSA (Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Aliments) une étude sur le sujet. Les résultats font apparaître que pas moins de 16 millions de Français ont potentiellement accès à une eau traitée au sel d’aluminium, 4 millions d’entre eux goûtant même une eau dont la concentration en aluminium est supérieure au seuil légal européen de 200 microgrammes /litre. Néanmoins, l’agence concluait : « A ce jour, il n’est pas possible de considérer que l’aluminium a un rôle causal dans la maladie d’Alzheimer ».Entre temps, si on en croit le magazine Expansion de l’époque, l’équipe bordelaise a été dissoute, le laboratoire U330, renommé U593, et les chercheurs invités à exercer leurs talents sur d’autres sujets.

Plus récemment, la diffusion sur France 3 du film de Sophie Legall « du poison dans l’eau du robinet » le 17 mai 2010, présenté par Marie Drucker, a jeté l’émoi dans les chaumières. La réalisatrice a parcouru la France pour dresser un état des lieux de la qualité de l’eau. Aluminium, pesticides, nitrates, médicaments, radioactivité sont le quotidien de beaucoup de gens. La diffusion du film suivie d’un débat animé par  Marie Drucker donne lieu à des échanges musclés entre Sophie Legall et le représentant de Véolia qui, à bout d’arguments devant les analyses accablantes, en en est venu à quitter la salle. Marie Favrot, cadre de l’AFSSA, répondant  aux interrogations d’une journaliste concernant les normes en vigueur, en viendra à faire arrêter l’interview ; c’est dire si le climat sur le sujet est détendu. Le débat s’est installé également à l’assemblée nationale où quelques députés  se sont insurgés sur la diffusion de ce type d’émission….. Coïncidence, dans un même temps, l’assemblée publiait un rapport  mettant en garde sur une « diminution trop brutale » de l’usage des pesticides en France. Il fallait oser !

Avis autorisés

Malheureusement, comme pour tout drame sanitaire à son début, la seule chose qui s’impose, c’est l’incertitude scientifique. La relation elle-même Alzheimer-aluminium est objet de controverses depuis le milieu des années 1960. Si la certitude n’est pas encore acquise, en revanche le soupçon lui, est bien là. À l’autopsie, on constate que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer contient une concentration élevée d’aluminium, métal qu’on ne retrouve pas dans les tissus cérébraux sains. Selon Henri Pezerat, toxicologue au CNRS, figure emblématique du combat contre l’amiante : plusieurs études épidémiologiques ont conclu à une augmentation notable de l’incidence de la maladie d’Alzheimer avec une concentration anormalement élevée de l’aluminium dans l’eau. Selon le chercheur, il serait indispensable d’abaisser le niveau d’aluminium dans l’eau en dessous des 50 microgrammes /litre, regrettant que l’AFSSA avant de rendre ses conclusions « n’ait jamais consulté ni les chimistes ni les toxicologues spécialisés dans les complexes alumineux ».  À la carence des experts répond la carence de la santé publique. Selon des chercheurs canadiens, une telle mesure permettrait de réduire de 23% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Le Canada vient de ramener dans un premier temps, la norme autorisée à 100 microgrammes/l.

Les vaccins

La concentration dite “normale” d’aluminium dans le sang est de 15microgrammes/litre. Médicalement parlant, il est admis que l’hydroxyde d’aluminium est considéré comme un poison toxique pour l’organisme à partir de 60 microgrammes. Or, un bébé à l’âge d’un an en a déjà reçu 1250 microgrammes sous forme de vaccins (soit 130 fois plus que la dose médicalement recommandée…) ! L’aluminium pénètre dans les tissus en se combinant à la ferrite de sang, en lieu et place du fer, et reste fixé dans l’organisme car il est difficilement éliminé par les reins. C’est un toxique cellulaire qui se concentre et imprègne progressivement le squelette, les reins et le système nerveux. L’être humain possède des mécanismes de régénération qui lui permettent, la plupart du temps, de minimiser les effets toxiques et dévastateurs de l’aluminium ; cependant, il arrive que ces mécanismes soient débordés et ne permettent pas d’empêcher la nécrose cellulaire, générant des trous dans les tissus nobles: ostéoporose, encéphalites spongiformes (vache folle), ou sclérose en plaques. Selon les spécialistes des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, si en médecine jamais n’est jamais sûr, il existe une forte présomption entre concentration d’aluminium et ces maladies dégénératives.

Avis d’écologiste

Scandale de l’amiante, vaccins contre l’hépatite, vaccin H1N1, médiator, médicaments dangereux, prothèses PIP, pesticides et produits dangereux dans l’alimentaire, OGM, demain peut-être nano composants,  etc…sont de nature à nous faire douter de la capacité des pouvoirs publics à nous protéger des dangers issus d’un monde plus que jamais mercantile. J’ai déjà montré du doigt les innombrables comités Théodule qui sont sensés donner un avis éclairé sur tout et qui, en fait, par manque d’objectivité ne servent qu’à masquer la réalité des faits. Notre système est gangréné par une confusion des genres entre membres de ces instances de veille sanitaire ou autre et une trop grande proximité et même perméabilité avec les laboratoires pharmaceutiques, les industriels , brefs des lobbies de tous poils. S’agissant du secteur de la distribution de l’eau et des enjeux financiers associés, il est clair que la proximité entre les majors du secteur et les milieux politiques qui avait fait scandale dans les années 90 est loin d’être terminée. Alors citoyens, pour vous protéger, comptez sur vous-même et soyez vigilants sur ce que vous consommez…et demandez à votre fournisseur d’eau, la teneur en sels d’aluminium, valeur qui est rarement donnée….ou mieux, installez des osmoseurs sous votre évier …



UN COMMENTAIRE SUR Aluminium, invisible ennemi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.