Alerte au Nutella !

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Tous les indicateurs concernant notre santé et surtout celle de nos enfants sont au rouge. S’il est un point qui aujourd’hui fait consensus chez les médecins, c’est celui qui doit nous conduire à chercher des causes environnementales au développement des cancers, première cause de mortalité en France, des maladies cardio-vasculaires et de l’obésité. Nous enregistrons deux fois plus de cancers en 25 ans ! Un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touché par le cancer en France. Le constat le plus alarmant concerne le cancer chez l’enfant qui progresse de façon exponentielle dans les pays dits développés. Régulièrement montrée du doigt, notre alimentation trop riche en graisses, sucres, produits chimiques et OGM. Parmi les «food killers», l’huile de palme que l’on retrouve dans l’alimentation, les cosmétiques, les aliments pour animaux de compagnie et dans toute la restauration collective.

 

Huile de palme un fléau pour la santé

L’huile de palme, issue de la pulpe du palmier, tout comme l’huile de Coprah (coco) sont dites athérogènes. Cette huile est une graisse saturée solide dont le point de fusion se situe entre 35 et 42°C ; ce qui explique qu’elle favorise les dépôts graisseux à l’intérieur des vaisseaux sanguins tout en accélérant la dégénérescence de leur paroi interne. L’acide Palmitique, avec les acides Laurique et Myristique, fait partie des trois plus mauvaises graisses saturées reconnues comme dangereuses pour la santé humaine. Ces acides gras “accrochés” à une molécule de glycérol formeront des “triglycérides” bien connus de tous ceux qui souffrent d’un excès de cholestérol avec les risques cardio-vasculaires associés. De loin plus intéressants les acides gras polyinsaturés qui participent au bon fonctionnement de l’organisme dont la construction et le maintien des membranes des cellules, de la peau, des cellules nerveuses et de la rétine, la synthèse des hormones et les différents processus enzymatiques, le système immunitaire, la pression artérielle… Parmi ces acides, les acides gras essentiels, plus connus sous l’appellation OMEGA 3 et OMEGA 6. Ces derniers sont particulièrement abondants dans les huiles de noix, de tournesol, de soja, de pépins de raisins ou de maïs et les volailles grasses, comme le canard. C’est dans les OMEGA 3 particulièrement présents dans les huiles de noix, de soja et de colza et les poissons gras (tels que le saumon, le thon, la sardine, le maquereau ou le hareng) que l’on retrouve des éléments particuliers (EPA et DHA) qui ont un effet protecteur pour les artères. Les esquimaux, grands consom- mateurs de poissons gras, ne sont presque jamais atteints de maladies cardio-vasculaires.

Huile de palme, un fléau environnemental

2011, a été déclarée par l’ONU, année internationale de la forêt. Toutes les institutions, organisations et défenseurs de la planète sont sur le pont pour protéger une forêt qui recouvre 30 % de la planète et lui assure sa bouffée d’oxygène quotidienne. Dans les réunions aux sommets, on parle chiffres et résolutions. Les nouvelles ne sont pas toujours bonnes. Selon les données les plus récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 13 millions d’hectares de forêts par an ont disparu au cours de la dernière décennie. La culture de l’huile de palme arrive en tête des raisons de tronçonner. Cette huile, la plus consommée au monde (elle représente un tiers des huiles produites mondialement) est responsable d’une grande partie de la déforestation, notamment en Indonésie et Malaisie. Ces deux pays assurent à eux seuls 85 % de la production mondiale. Appâtés par le gain rapide, les paysans brûlent, coupent, massacrent la forêt pour y installer des cultures du fameux palmier. Les surfaces des plantations ont doublé en Malaisie et quintuplé en Indonésie entre le début des années 1990 et la fin 2010, précise le WWF. Cette production record est soutenue par la demande des pays européens en augmentation de 13 % chaque année depuis 2000, mais aussi de la Chine et de l’Inde, les deux premiers pays importateurs d’huile de pal-me. Une étude récente révèle que la demande agro-alimentaire et cosmétique pour de l’huile de palme, une huile végétale que l’on peut trouver dans un produit sur dix sur les étagères de nos supermarchés, va entraîner l’extinction des orangs-outans. “Le Scandale des singes pour de l’huile”, publié par les A-mis de la Terre, conclut que, sans une intervention urgente, le commerce de l’huile de palme pourrait causer l’extinction des seuls grands singes d’Asie d’ici 10 ans.

Huile de palme et Nutella

Parmi les milliers de produits contenant de l’huile de palme, il en est un particulièrement dangereux car con-sommé en grande quantité par les enfants : le Nutella. Le pot de Nutella se retrouve dans le chariot de trois familles françaises sur quatre. Les “dealers” ont, il est vrai, pignon sur rue : 5 000 points de vente en France. Nutella détient 85 % du marché de la pâte à tartiner. Le pot est dans toutes les cuisines, toutes les crêperies. Une domination commerciale inédite dans un univers où la communication internet est l’une des vitrines de cet extravagant succès. Saisir Nutella sur Google déclenche pas moins de 31 millions de résultats. Sur Facebook, sa page compte près de 11 millions de fans. Gloire suprême : l’existence depuis quatre ans d’une journée internationale du Nutella, le Nutella Day dont nous ne vous donnerons pas la date ! Le groupe Ferrero consacre à la promotion de son produit phare, la coquette somme de 44 millions d’euros. Ses slogans : “De l’énergie pour penser et se dépenser”, “Chaque jour du bonheur à tartiner” ou “Il en faut de l’énergie pour être un enfant” sont sensés faire du pot patatoïde l’aliment indispensable à la croissance des petits et à la bonne humeur des grands.

La face cachée du Nutella !

La recette paraît moins sophistiquée que celle du “Coca” : d’abord les noisettes, broyées jusqu’à obtenir une pâte, le manteca. Ajoutez huile de palme, cacao, lait é-crémé en poudre, lactosérum, sucre, vanille, et mixez le tout pour obtenir de la “farine de Nutella”. Encore et toujours de l’huile de palme et une pincée de lécithine de soja. En fait, malgré les noisettes et le verre de lait qui ornent son étiquette, le pot ne contient que 13 % des premières et 6 % du second. Nutella, c’est de l’huile de palme et du sucre, à 60 % ! En février dernier, une mère de famille californienne a déposé plainte contre Ferrero pour “publicité mensongère”. Elle réclame l’interdiction des allégations “bonne pour la santé”, “équilibrée”… Avec ses 530 Kilocalories aux 100 g et son huile de palme et la présence de DEHP, l’un des phtalates les plus cancérigènes, c’est une vraie bom-be à retardement pour les artères, un excellent produit pour devenir “Sumo” et un acteur majeur du trou de la sécurité sociale. De ce côté de l’Atlantique, pays dans lequel les “class actions”, comprenez actions de masse sont interdites, le Nutella confronté au “mangez moins gras, moins sucré” du Plan national nutrition santé, fait tâche. Avec 14 % des enfants obèses ou en surpoids, il serait temps que la réglementation imposant un affichage clair sur les compositions des produits soit mise en œuvre. Ne cherchez pas sur le pot de Nutella la mention “huile de palme” ; ils ne sont pas fous chez Ferrero, vous lirez : “huile végétale” ! Comme cela est le cas pour les cosmétiques qui affichent : “produit sans Paraben”, certains industriels comme Mc Cain mettent en avant leurs frites “sans huile de palme”… souhaitons que cela donne des idées à Ferrero et autres palmistes…

Alternative au Nutella

J’imagine, à la lecture de cet article, le désarroi des parents qui chaque matin sortent le pot de Nutella pour leurs charmantes têtes blondes ou qui tartinent leurs crêpes avec le produit de Ferrero. Le monde s’écroule ! Heureusement vous trouverez des produits équivalents sans Huile de palme ou de coco dans tous les bons magasins Bio. Parmi les excellents produits de substitution, nous avons testé le “Choco Bella” 100 % Bio, issu du commerce équitable. A vous de jouer !

Avis de consommateur

Le Nutella s’est invité dans la campagne des primaires socialistes puisque Arnaud Montebourg, en meeting à Port la Nouvelle a clairement pris parti en déclarant : «L’UE doit s’orienter rapidement vers l’interdiction de l’huile de palme» s’opposant ainsi à un projet de création d’une unité de production d’huile de palme dans le secteur. C’est bien qu’un politique en campagne s’engage au risque de perdre quelques voix sur le chemin de l’intérêt public. Dans une époque où tout le monde chasse la niche fiscale, où l’on s’émeut pour les 35 milliards de déficit de la sécurité sociale, peut-être serait-il temps de se pencher sur les causes de ce déficit. Le nombre de cancers explose, l’obésité gagne du terrain, les problèmes cardiovasculaires sont devenus le quotidien des Français. Et si on arrêtait de fermer les yeux comme on l’a fait pendant 20 ans sur l’amiante, sur l’utilisation des pesticides, des conservateurs, des huiles de palme et de coco, la présence de la chimie dans notre assiette… Avec un peu de courage politique, on pourrait économiser des vies et diminuer les dépenses de santé. Alors mesdames et messieurs les politiques, montrez-nous que vous avez envie de changement pour ce pays et que la confiance que vous sollicitez sera bien placée !



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